— Les Saules — Histoire

Les Saules d’hier à aujourd’hui
Ce toponyme rappelle la prolifération de ces arbres majestueux de la famille des Salicacées (Salix) qui poussent près de l’eau et bien présent dans le quartier.
En effet, le secteur se trouve au centre de terres humides pourvu de cours d’eau tels que la rivière Saint-Charles et Lorette. Son histoire est intimement liée à celle de sa voisine L’Ancienne Lorette (1673) ; là où le missionnaire jésuite Pierre Chaumonot installa une mission et fit œuvre auprès de 300 membres de la communauté de la première nation Wendat.
À cette époque, les Français s’étaient établis à la « Coste Saint-Paul » (aujourd’hui rue Michelet). Ce chemin deviendra véritablement « l’épine dorsale » du hameau Les Saules.
Les cartes anciennes nous indiquent l’occupation humaine et surtout les routes et chemins tel que celui qui deviendra celui du Roi (boulevard Wilfrid Hamel, aujourd’hui) sur la rive Sud de la rivière Saint-Charles allant de Québec à Montréal.
Les Saules est un carrefour très important dès la fin du 19e siècle, il est au croisement des routes (boulevard de L’Ormière, d’une part aujourd’hui), menant à Loretteville, Neufchâtel, Valcartier, Shannon, et d’autre part (boulevard du Père Lelièvre actuellement) direction Est vers la ville de Québec.
Carte des Environs de Quebec en La Nouvelle France Mesurée très exactement en 1688 par le Sr de Villeneuve Ing.) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b5968897v/f1.item.r=qu%C3%A9bec+carte.langFR
La majeure partie du territoire Les Saules, du temps de la Nouvelle-France était localisée dans la Seigneurie Saint-Gabriel, fondé en 1647 ; son étendue étant de deux lieux de front par 10 lieux de profondeur.
La vocation agricole s’est développée au fil du temps jusqu’à la décennie 1950, à force de défrichement continue du territoire. Le clergé du séminaire de Québec y possédait une ferme. On retrouvait également une renardière rue Michelet, une poterie renommée en bordure de la rivière Saint-Charles, au début du 20e siècle.
Paroisse versus municipalité
Le développement paroissial et municipal ne s’est pas fait nécessairement en même temps. La Paroisse de Sainte-Monique des Saules sous l’égide de l’abbé Antoine Masson (1898-1974) s’est constitué en 1945 en se détachant des paroisses-mères de L’Ancienne-Lorette et de Saint-Malo. La construction de l’église débute en 1956 et sa bénédiction aura lieu le 4 mai 1958.
Sur le plan municipal, Les Saules demeure sous la juridiction de la municipalité de L’Ancienne-Lorette jusqu’en 1953. Dorénavant, la municipalité de village portera le nom de Sainte-Monique des Saules.
Mars 1960, le statut de ville est accordé par le gouvernement du Québec. La communauté sauloise connaît un développement résidentiel intensif, également plusieurs entreprises commerciales ont pignon sur rue à Ville Les Saules. Toutefois, un problème récurrent d’approvisionnement en eau potable amènera le conseil de ville à fusionner avec la ville de Québec le 1er août 1970.
Depuis 2003, pour l’organisation structurelle et administrative de la ville de Québec, les quartiers Duberger et Les Saules sont fusionnés et regroupés dans l’arrondissement des Rivières.
Sources :
- Règlement CV-2003-1333 de la Ville de Québec, 3 novembre 2003 ; État général des archives de la Ville de Québec, p. 89, 91 (quartier) ; Ville de Québec. Neufchâtel, Duberger, Les Saules : de seigneurie en banlieue, Les quartiers de Québec, 1988. Dossier toponymique de Duberger, AVQ ; Commission de toponymie. Noms et lieux du Québec : si chaque lieu m’était conté, cd-rom, 1997 ; Site Internet de la Ville de Québec.
- Histoire et patrimoine | Ville de LʼAncienne-Lorette
- Les Saules Paroisse Sainte-Monique 1945 – 1995, Lucien Grenier, ISBN-2-9804539-0-0, Bibliothèque nationale du Québec,1995, Bibliothèque nationale Canada, 1995
- Texte Résumé-Vignette par Richard Bois recherchiste SHLR/2026